Un mandat sans ses mandants

Un second mandat qui va débuter officiellement le 02 avril, date à laquelle le président Sall prêtera serment. Un nouveau mandant de cinq ans à la tête de notre pays, avec une onction relativement populaire. Plus de 58% des voix légalement votants n’en déplaise à ses contestataires qui pourtant ont pris part à un scrutin faussé dès le départ.

Cinq bonnes années où rien ne va changer encore, à part des calculs politico-politiques pour se projeter dans une guerre de succession en 2024.

Supporté par « une majorité présidentielle », composée par des « bouts de partis » vidés de leurs substances militantistes, le président Macky Sall sera encore plus qu’un chef de clan qu’un président qui incarne la Res-publica. D’ores et déjà, les ambitions de certains responsables appartenant à sa formation politique ambitionnant de lui succéder se manifestent au détriment de la cohésion politique qui volera sûrement en éclats.

La loyauté et la fidélité en politique se limitent à l’aune des ambitions cachées ou manifestées. Et Macky Sall qui est un politique le sait très bien. Les partis qui se prévalent tous de participer à sa victoire avec brio piaffent d’impatience d’être récompensés par des sinécures en guise de rétributions.

Mais puisque le politique sénégalais est insatiable, il voudra le beurre, l’argent du beurre et le sourire de l’épicier. Le président Sall mettra certainement un terme à l’insatiabilité de certains alliés pour miser sur une nouvelle recomposition politique qui répondra aux enjeux d’un troisième mandat ô combien important à son devenir.

Source : KMNGN-ReseauNews

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