(VIDEO) Une conseillère de Trump diffuse sur internet son licenciement, le Président américain la traite de crapule

Omarosa Manigault Newman, qui a travaillé pour Donald Trump jusqu’en janvier dernier, dit avoir reçu des menaces lors de son entretien de licenciement, qu’elle a enregistré en violation des protocoles de sécurité. Ces révélations lui ont valu une avalanche de tweets accusateurs de la part du président américain.

Après avoir récemment accusé Donal Trump d’être raciste, une ancienne conseillère de la Maison-Blanche, auteur d’un livre à paraître sur son expérience sous la présidence de Donald Trump, a diffusé dimanche un enregistrement de son licenciement par le chef de cabinet, en violation des protocoles de sécurité. Jusqu’en janvier dernier, Omarosa Manigault Newman était chargée du «Bureau des relations publiques». «C’est une Maison-Blanche dans laquelle tout le monde ment», a affirmé l’ancienne haute conseillère pour justifier sa décision de rendre public son entretien avec John Kelly dans la salle de crise de la Maison-Blanche et ses conversations enregistrées avec Donald Trump.

Le président des États-Unis n’a pas tardé à réagir violemment sur Twitter ce lundi, faisant passer l’ancienne conseillère pour une folle. «Omarosa la folle-dingue, qui a été virée 3 fois de The Apprentice, a maintenant été virée pour la dernière fois. Elle n’est jamais arrivée à rien, n’y arrivera jamais. Elle m’a supplié que je lui donne un boulot, les larmes aux yeux, j’ai dit OK. Les gens de la Maison-Blanche la détestaient. Elle était féroce mais pas intelligente», a-t-il accusé sur le réseau social. Et d’ajouter: «Je la voyais rarement mais j’entendais des choses vraiment mauvaises». Donald Trump l’a qualifié sur Twitter ce lundi de «méchante avec les gens», et peu professionnelle, ratant «constamment les réunions et le travail», selon lui. «Kelly nous a rejoints, il m’a dit que c’était une nulle et qu’elle n’apportait que des problèmes. Je lui ai dit de tenter d’arranger les choses, si possible, parce qu’elle ne disait que des choses EXCELLENTES sur moi – jusqu’à ce qu’elle soit virée», fustige-t-il. Et de conclure: «Même si je sais que ce n’est ‘pas présidentiel’ de m’en prendre à des crapules comme Omarosa, et que je préférerais ne pas le faire, c’est une forme de communication moderne et je sais que les Fake News Media vont faire des heures supplémentaires pour rendre même la folle dingue Omarosa aussi légitime que possible. Désolé!»

“Le président ment au peuple américain”

“Je me suis protégée car c’est une Maison Blanche dans laquelle tout le monde ment. Le président ment au peuple américain, (la porte-parole) Sarah Sanders se tient devant le pays et ment tous les jours. Il faut se protéger tout seul sinon tu risques de recevoir 17 coups de couteau dans le dos”, a déclaré cette ancienne candidate de l’émission de télé-réalité The Apprentice, animée pendant des années par Donald Trump.

La présidence américaine a réagi avec colère, qualifiant Omarosa Manigault Newman “d’ancienne employée mécontente”. “L’idée même qu’un membre du personnel puisse faire entrer un appareil d’enregistrement dans la salle de crise témoigne d’un mépris flagrant pour notre sécurité nationale”, a déclaré Sarah Sanders dans un communiqué.

“Et se vanter à la télévision nationale prouve le manque de caractère et d’intégrité de cette ex-employée mécontente”, a-t-elle poursuivi.

Le “déclin mental” de Donald Trump

Dans son livre, à paraître mardi, l’ex-conseillère affirme que le président a prononcé une “insulte raciale” plusieurs fois au cours de son émission à succès et que des enregistrements le prouvent. Elle a qualifié le président de “raciste” et lui, en retour, l’a traitée de “minable” pour avoir procédé à ces enregistrements.

“Avec du recul, je dirai que j’ai été complice de la tromperie de la Maison Blanche vis-à-vis de la Nation”, a déclaré l’ex-conseillère sur NBC, qui affirme que Donald Trump “souffre de déclin sur le plan mental”. Selon elle, “il lui est difficile de traiter des informations complexes” et “il n’est pas impliqué dans certaines des décisions les plus importantes pour le pays”. “J’ai été complice de cela et je le regrette”, a-elle admis.

FAIRE UN COMMENTAIRE

SVP faire un commentaire !
SVP entrer ici votre nom