Voici les images époustouflantes de l’astéroïde “Bennu” photographié à seulement 75 mètres de distance

La sonde OSIRIS-REx se prépare pour le point d’orgue de sa mission : recueillir des échantillons de l’astéroïde Bennu. En attendant elle s’est rapprochée à 75 mètres de l’astéroîde, et à pris des images extraordinaires.

Depuis quelques mois la sonde OSIRIS-REx, de la NASA, s’occupe de “marquer à la culotte” l’astéroïde Bennu, un petit objet de 500 mètres de diamètre environ, avec un objectif très précis en tête : ramener des échantillons sur Terre. Pour mener à bien cette mission, il va donc falloir se rapprocher au maximum de la surface. Dans cet esprit, OSIRIS-REx effectue depuis son arrivée plusieurs manoeuvres, chacune rapprochant la sonde de la surface de Bennu.

En janvier 2019, l’agence américaine nous avait gratifiés d’une photo prise à 1,6 kilomètre de distance de l’objet, nous révélant alors une surface très sombre, et jonchée de débris. En Juin dernier, l’agence américaine nous rapprochait cette fois un peu plus de Bennu, partageant un cliché à 690 mètres de distance seulement.

Une vue rapprochée de Bennu

Des manoeuvres un peu plus “sérieuses” ont eu lieu au cours de ces dernières semaines. La plus récente, celle du “Checkpoint”, a rapprochée le vaisseau à moins de 75 mètres de la surface de l’astéroïde.

L’occasion pour OSIRIS-REx de déployer (avec succès) son mécanisme d’échantillonnage (TAGSAM). Cette nouvelle manœuvre a également permis à la Nasa de tester le Natural Feature Tracking (NFT), le système de guidage du vaisseau. Là encore, l’agence américaine a confirmé le succès de l’exercice, affirmant dans un communiqué que le NFT avait “estimé avec précision la position et la vitesse du vaisseau par rapport à Bennu lors de sa descente vers la surface“.

Encore une fois, la Nasa a également profité de cette nouvelle approche pour prendre quelques images du site d’échantillonnage. Vous voilà positionné  75 mètres au-dessus d’un astéroïde :

Notez que durant cette procédure d’échantillonnage, OSIRIS-REx ne se posera pas lui-même sur la surface. L’exercice visera à déployer le TAGSAM, une sorte de bras robotisé, qui soufflera de l’azote pour soulever la poussière de l’astéroïde. Matière qui sera ensuite “captée” dans la tête d’échantillonnage. Des pastilles de contact passives fixées à l’extrémité de l’instrument collecteront également les échantillons.

L’objectif pour la Nasa sera de prélever environ 60 grammes de poussière. Soulignons que la sonde a normalement suffisamment de carburant et d’azote pour effectuer trois tentatives de prélèvement. La première de ces tentatives est prévue pour le 25 août. Et si tout se passe comme prévu, cet échantillon devrait être renvoyé sur Terre le 24 septembre 2023.


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