Un vote d’abord reporté – en raison de l’épidémie due au coronavirus –, puis incertain, et finalement confirmé : les électeurs sont bel et bien appelés aux urnes, dimanche 28 juin, pour le second tour des élections municipales dans 4 820 communes, près de trois mois et demi après le premier.
Plus de 157 000 candidats et 16,5 millions d’électeurs sont concernés par ce scrutin hors normes, tenu sous protection sanitaire renforcée avec port du masque obligatoire dans les bureaux de vote, gel hydroalcoolique et priorité aux personnes vulnérables pour voter.
Un vote d’abord reporté – en raison de l’épidémie due au coronavirus –, puis incertain, et finalement confirmé : les électeurs sont bel et bien appelés aux urnes, dimanche 28 juin, pour le second tour des élections municipales dans 4 820 communes, près de trois mois et demi après le premier.
La participation est inférieure de 4,5 points à midi à celle du second tour des municipales de 2014 (19,83%), et de plus de 8 points par rapport à 2008 (23,68%). Le risque d’une abstention massive est l’un des enjeux principaux du scrutin, alors que moins d’un électeur sur deux – 44,3%, contre 63,5% en 2014 – s’était déplacé pour voter le 15 mars en raison des risques de contamination au coronavirus.
Les départements qui avaient le plus voté à midi sont la Corse du Sud (32,03%), le Cantal (28,92%), l’Allier (28,13%), la Lozère (27,73%) et les Landes (27,35%). Les départements s’étant le moins mobilisés sont la Seine-Saint-Denis (7,34%), l’Ille-et-Vilaine (8,18%), Paris (8,34%), les Hauts-de-Seine (8,96%) et le Val d’Oise (9,66%).
Par ailleurs, les électeurs des trois départements très peuplés des Bouches-du-Rhône (15,99%), du Rhône (16,69%) et du Nord (13,74%) se sont déplacés dans des proportions proches de la moyenne nationale.
Ce second tour est organisé avec des précautions sanitaires exceptionnelles dues à l’épidémie de Covid-19 : port du masque obligatoire dans les bureaux de vote, gel hydroalcoolique et priorité aux personnes vulnérables pour voter.
Suspense dans quelques grandes villes
Le suspense est fort dans quelques-unes des plus grandes villes -Lyon, Marseille, Toulouse, Montpellier, Strasbourg, Lille… -, principalement sous la poussée des écologistes. Au Havre, le Premier ministre Édouard Philippe – qui a voté dès 8h15- joue en partie son avenir à Matignon.
À Paris, ce sera forcément une femme qui sera élue maire de la capitale. Trois candidates sont en effet qualifiées pour le second tour : Anne Hidalgo pour le Parti socialiste, Rachida Dati pour les Républicains, et Agnès Buzyn pour LaRem.
Trois candidates qui ont voté dans la matinée, relate notre envoyée spéciale dans les bureaux de vote parisiens, Valérie Gas. Anne Hidalgo a été la plus matinale. Elle a voté à l’ouverture de son bureau dans le 11e arrondissement. Agnès Buzyn pour sa part a voté un peu plus tard dans le 17e arrondissement où elle est tête de liste. Quant à Rachida Dati, elle a été la dernière à aller effectuer son devoir. Libérée de ses obligations dans le 7e où les électeurs ont tranché dès le premier tour et l’ont réélue, elle est allée voter dans le 11e arrondissement pour ce second tour car elle était porteuse d’une procuration.
Le scrutin dans la capitale est organisée d’une façon un petit peu particulière. Comme à Lyon et à Marseille où l’élection se déroule sur trois tours. Les électeurs votent pour des listes dans les arrondissements. En fonction de son poids démographique, chaque arrondissement envoie plus ou moins d’élus au Conseil de Paris. En tout, il y a 163 conseillers de Paris et ce sont eux qui procèderont, d’ici la fin de la semaine prochaine, à l’élection officielle de la maire de Paris.