Le commerce électronique en Afrique est certes dans une bonne dynamique, avec un taux de croissance qui devrait passer de 2,2% en 2013 à 2,5% en 2018, mais il est toujours dominé par une poignée de pays, a déclaré le ministre sénégalais du Commerce, dans une interview publiée par la revue ‘’Passerelles’’ du mois de mars 2018.
Parmi ces pays, Alioune Sarr cite « l’Egypte (3,90 milliards de dollars), l’Afrique du Sud (1,20 milliard de dollars), le Ghana (0,09 milliard de dollars) et l’Ethiopie (0,06 milliard de dollars) ».
Le commerce électronique connait une forte expansion dans presque toutes les régions du monde et selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), il a atteint un chiffre d’affaires mondial de 25.300 milliards de dollars en 2015.
Evoquant les obstacles auxquels les pays africains sont confrontés dans le cadre du commerce électronique le ministre a affirmé qu’ils sont multidimensionnels. « Ils sont notamment liés a l’infrastructure (dont les problèmes d’accès à l’électricité, aux technologies de l’information et de la communication et à la logistique), à la fiabilité des plateformes de e-commerce (sécurisation des solutions informatiques et certification de ces plateformes), à la faible utilisation des moyens de paiement électronique (taux de bancarisation dans les pays africains estimé à environ 24,7%, faible utilisation des cartes de crédit due à la faiblesse du pouvoir d’achat, au sous-développement du système financier, à la prépondérance des transactions en espèces, etc.) ».
M. Sarr met également en exergue le cadre juridique embryonnaire (certains aspects relatifs au e-commerce n’étant pas souvent pris en compte par le cadre juridique, notamment en matière de protection des données personnelles, de la vie privée, et de la propriété intellectuelle ou de lutte contre la cybercriminalité).
Concernant le Sénégal, le ministre du Commerce révèle que ce pays se caractérise par l’existence d’une soixantaine de sites de e-commerce dans divers domaines, de moyens de paiement électronique, de services de logistique et de livraison, mais également d’un cadre juridique et institutionnel encadrant le commerce électronique.
En vue de prendre en charge la dimension commerce électronique dans la mise en œuvre de la stratégie « Sénégal numérique 2016-2025 », M. Sarr est d’avis que son département travaille sur l’élaboration d’une politique cohérente dans le domaine du e-commerce.
C’est ainsi qu’en plus du cadre institutionnel existant, un cadre de concertation nationale a été créé le 26 janvier 2017 pour impulser une synergie d’actions. Ce dernier réunit les acteurs publics, du secteur prive et de la société civile, impliqués dans le commerce électronique.
Agricola – Une odyssée agricole au cœur de votre salon
Imaginez un instant : vous êtes un fermier du XVIIe siècle, dans un petit village…
Dior Fall Sow : un Refus Historique Face aux Pressions du Pouvoir
Dior Fall Sow, première femme procureure de la République au Sénégal, a marqué l’histoire par…
Sénégal : les Paysans de Ndingler Retournent aux Champs après une Victoire
Les paysans de Ndingler, un village situé dans la commune de Sindia, ont repris le…
Biennale 2018 : Dakar, capitale de l’art contemporain
Des couleurs forcément. Mais surtout beaucoup d’énergie et de créativité. Durant un mois l’art africain…
Une liste d’un nouveau gouvernement au Sénégal circule depuis hier : De nouvelles entrées, des ministres limogés, l’opposition bien servie
Depuis hier, une liste d’un nouveau gouvernement de 34 ministres circule sur les réseaux sociaux…
AUDIO – Abdou Khadre Lo sur BBC Afrique juge la condamnation de Khalifa comme deux poids deux mesures
La condamnation de Khalifa Sall, maire de Dakar est le signe qu’il existe deux poids…



