Guerre commerciale américaine : Trump impose des tarifs de rétorsion à tous les pays
Mercredi, Donald Trump a lancé une offensive commerciale massive, annonçant l’introduction de « tarifs de rétorsion » contre tous les pays partenaires commerciaux des États-Unis. Selon lui, cette mesure vise à revitaliser l’industrie américaine et à mettre fin au « pillage » des États-Unis.
Le président américain Trump lors de l’annonce des nouveaux tarifs douaniers à la Maison Blanche. Washington, 2 avril 2025. REUTERS – Leah Millis Auteur : RFI
« Je vais signer un décret imposant des tarifs de rétorsion contre les pays du monde entier », a déclaré Donald Trump au début de son allocution à la Maison Blanche, sans donner de détails.
Le président républicain a qualifié cette action de « déclaration d’indépendance économique » et a réitéré sa promesse d’une ère de prospérité pour son pays.
Trump a déclaré : « Pendant des décennies, notre pays a été victime de vol, de destruction, de violence et de dévastation de la part de pays proches ou lointains, qu’ils soient alliés ou ennemis ».
La stratégie offensive de la Maison Blanche se structure comme suit : un tarif minimal de 10% s’appliquera à tous les importations aux États-Unis, avec des majorations supplémentaires pour les pays considérés comme particulièrement hostiles dans le domaine commercial.
Ces majorations sont calculées en tenant compte des barrières non tarifaires en vigueur dans ces pays à l’encontre des produits américains. Trump considère par exemple les normes sanitaires et environnementales de l’Union européenne comme de telles barrières.
En conséquence, le décret de Trump aura des répercussions particulièrement lourdes pour l’Union européenne, dont les produits seront taxés à 20%, et pour la Chine avec des taxes de 34%. L’administration Trump établit également des taux douaniers de 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde et 31% pour la Suisse.
Trump affirme que ce n’est qu’une forme « douce » de représailles.
Sur son réseau social Truth Social, Trump a écrit : « Aujourd’hui est un jour de libération pour l’Amérique ». En réponse, le leader démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a déclaré : « Ce n’est pas un jour de libération. C’est un jour de récession ».
Les conséquences potentielles de ces mesures peuvent être colossales. En 2024, le volume des importations américaines s’est élevé à 3,3 billions de dollars, ce qui dépasse par exemple le PIB de la France.