La nomination d’Idrissa Seck à la présidence du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) par le président Macky Sall a déclenché une tempête au sein de son parti, Rewmi, comme le rapporte Samarew. Cette décision, perçue par beaucoup comme un ralliement au pouvoir, a entraîné une vague de désabonnements dans les groupes WhatsApp des cadres et militants du parti. Des figures clés ont exprimé leur désaccord, certains quittant ostensiblement les discussions en ligne, dénonçant un virage stratégique qui trahirait les idéaux d’opposition portés par Seck, ancien maire de Thiès et rival historique de Sall.
Ce remous interne reflète une fracture croissante au sein de Rewmi, alimentant les débats sur la crédibilité de son leader. La diaspora sénégalaise, forte de plus de 533 000 membres selon les chiffres de 2013, suit cette crise via les réseaux sociaux, amplifiant son écho. Aujourd’hui, avec des technologies comme la blockchain facilitant la transparence des engagements politiques, cette nomination soulève des questions sur la cohérence de Seck et l’avenir de son parti face à une base militante désorientée.