Attaque armée au Sud de la Casamance : un véhicule brûlé

Un véhicule-clando a été incendié dans le Sud du pays par des éléments armés entre Etafoune et Kaguitte en Casamance. Même s’il n’y a pas eu de victime, le correspondant de Sud fm indique que la situation est inquiétante. Car, depuis le drame de Boffa-Bayotte, les éléments malheureux se succèdent. La crise est montée d’un cran. Entre braquages et attaques, la zone de Nyassia est la cible de bandes armées.

Un regain de violences qui s’explique, selon lui, par le démantèlement des bandes rebelles après le ratissage post-Boffa mené par l’Armée dans la zone. Des opérations qui ont imprimé une confusion totale dans le commandement de l’Etat-major rebelle dans la zone.

Les langues se délient même sur l’état de santé du chef rebelle qui contrôlait cette zone. Très affaibli, selon certains, très malade, pour d’autres. César Atoute Badiate ne contrôlerait même plus certains de ses hommes. Ces derniers, évoluant sous aucun commandement, s’isoleraient pour perpétrer des actes de violences.

La situation de ni paix ni guerre a d’ailleurs favorisé un pourrissement avec de plus en plus une désaffection de combattants non subordonnés à aucun commandement du front.

Seconde explication: une criminalité qui peut avoir les allures d’une connexion extérieure car cette violence inouïe laisse dégager une marque de professionnalisme des bandes armées dans leur modus operandi avec le cas notamment des explosifs posés sous le pont de Niambalang, le 3 mai 2018.

Des actes que certains attribuent aux fidèles de l’ancien président gambien, Yaya Jammeh. Les forces de sécurité de l’ancien homme fort gambien sont dispersées dans la nature sans aucun contrôle.