BESANÇON : Une femme tuée en pleine rue, son mari activement recherché

Razia a été tuée en pleine journée dans une rue de l’ouest de Besançon. Son ancien mari, principal suspect, est toujours recherché et son portrait a été diffusé dans tout l’espace Schengen.

«On ne veut pas qu’elle soit oubliée.» Razia avait 34 ans lorsqu’elle a été tuée mardi à Besançon. Christine Perrot, présidente de l’association Solidarité Femme, a choisi de lancer un appel au rassemblement ce vendredi à 18 heures place Pasteur, dans la ville où est décédée la jeune femme. «C’est un rassemblement en soutien à sa famille et ses enfants mais aussi en sa mémoire», précise-t-elle au Figaro.

À quelques encablures de la scène de crime, une caméra de tramway a filmé cinq minutes avant le drame un homme qui suivait la victime, en se soustrayant à son regard.

« Le traitement de l’image établi formellement qu’il s’agit de son mari », précise le procureur de la République de Besançon, qui ajoute que « de gros moyens ont été déployées pour tenter de le localiser, sans succès pour le moment ».

Une quinzaine d’enquêteurs de la sûreté départementale ont été mobilisés, aux côtés de l’ensemble des effectifs de la voie publique.

L’homme recherché mesure 1,75 m, a 38 ans et présente un tatouage tribal à l’épaule droite (voir photo ci-dessus). Sa description a été transmise à l’ensemble des autorités de l’espace Shengen.

La jeune femme avait porté plainte à quatre reprises contre son époux. La première avait été classée sans suite à Marseille et les trois autres étaient en cours d’examen au parquet de Besançon. «C’est toujours le même problème. Comment peut-on organiser une prise en compte des violences lorsque la femme n’arrive pas couverte de bleus?», s’indigne la présidente de Solidarité Femme.

«Elle était tellement en danger qu’elle avait appris à ses enfants comment réagir s’il lui arrivait quelque chose», déplore Christine Perrot. Les deux plus jeunes âgés de 11 et 9 ans ont fait l’objet d’un placement provisoire décidé par le parquet de Besançon.

Le mari toujours recherché

Considéré comme étant le suspect numéro 1 dans cette affaire, le mari de la jeune mère de famille est toujours recherché. Le parquet de Besançon a lancé mercredi un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

«L’exploitation d’une caméra de la ville de Besançon a permis de mettre en évidence la présence d’un individu qui suivait la victime (…). L’exploitation plus fine de l’ensemble des moyens de vidéo protection a confirmé qu’il s’agissait de son mari», a expliqué Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon, mercredi lors d’une conférence de presse.


«Le suspect est un homme de 38 ans de nationalité afghane, mesurant 1,75 mètre. Il porte un tatouage tribal sur l’épaule droite», a précisé le commissaire Charly Kmyta, chef de la sûreté départementale de Besançon. Le portrait de l’ancien mari de Razia a été diffusé dans tout l’espace Schengen.