FOOTBALL : Mbappé évite l’humiliation de la France par l’Islande

Menée encore 2-0 à la 85e, l’équipe de France a pu compter sur Kylian Mbappé pour réussir à tirer un nul très heureux face à l’Islande (2-2) dans les dernières minutes.

La dernière fois qu’il était entré sur la pelouse du Roudourou dans la position du sauveur, c’était à peine un mois après le titre mondial et le PSG, mené par Guingamp, s’était imposé grâce à un doublé de son enfant terrible.

La France a pu bénéficier aussi des talents de superhéros de Kylian Mbappé : apathiques durant 85 minutes, les Bleus ont obtenu un nul heureux contre l’Islande, jeudi en Bretagne, grâce à la gnaque, la vitesse et la confiance du titi parisien.


Les hommes de Didier Deschamps avaient pourtant mis tous les ingrédients pour être humiliés. Que retenir par exemple d’un premier acte longue comme une nuit à Reykjavik un 21 décembre ? Davantage les regards noirs assez fréquents de Didier Deschamps mais aussi de son plus fidèle lieutenant, Hugo Lloris, vers les jeunes recrues un brin dilettantes ou faciles, que des actions très rares.

Thauvin, Dembele, Digne et Kimpembe n’ont pas saisi leur chance

Ce sont les Thauvin et Dembele qui auraient dû profiter le plus de cette soirée pour se montrer, face à un bloc regroupé, pour exprimer leurs qualités de percussion et de finition. C’était pourtant à Digne et à Kimpembe de se montrer solides défensivement et de ne pas céder autant à leurs adversaires dans l’engagement. Mais il n’en fut rien.

Et malgré une colonne vertébrale Lloris – Varane – Nzonzi – Pogba – Griezmann – Giroud qui a davantage tenu son rang, les Bleus ont logiquement cédé, contre le très compact collectif viking, toujours articulé autour de Gylfi Sigurdsson.


Un bloc bas, mais qui combinait de façon aussi juste qu’à l’Euro 2016 pour remonter le ballon rapidement en transition. Malgré 83% de possession tricolore dans le premier quart d’heure, c’est bien les Islandais qui frappaient le plus et le mieux. Traustason et Finnbogasson testaient les premiers Lloris. Griezmann répondait de la tête, juste à côté du but du Dijonnais Runarsson, finalement titularisé.

Réalisme islandais

Mais la France se faisait cueillir à froid à la demi-heure trop facilement : Kimpembe se faisait chiper le ballon au point de corner, Digne éliminer dans la foulée et Bjarnason, servi en retrait, battait Lloris d’un plat du pied appuyé (1-0, 30e). Et le capitaine français devait réaliser une parade spectaculaire sur corner pour éviter un naufrage trop rapide à son camp avant la pause.

A son surtitre « les Leaders de demain », le Time Magazine, qui l’a mis en couverture ce jeudi, aurait pu ajouter ce surtitre : « les Sauveurs d’aujourd’hui ». Son 10e but avec les Bleus renforce un peu plus l’aura du prince de Bondy.

Le joueur : Gylfi Sigurdsson 

Malgré Mbappé, l’homme du match ne peut être français au vu de la copie rendue. L’Islande pourrait-elle être aussi redoutable avec son football basique et basé sur la maitrise tactique et l’engagement sans la touche technique et soyeuse de son capitaine ? Pas certain… Le milieu d’Everton, qui a donné le ballon du 2e but à Arnason sur corner, a surtout brillé par son intelligence et sa justesse, sans pour autant rechigner sur les nombreux efforts à fournir sans ballon. Quand un bloc joue aussi bas sur le terrain, un tel cadeau capable de temporiser, conserver et aérer le jeu est si précieux.

Le chiffre : 8

A l’heure de jeu, alors que les Islandais venaient de marquer leur second but, cette statistique disait tout de l’impuissance française : très précisément à la 63e minute, dans la foulée d’un tir croisé de Sigurdsson enlevé par Lloris,  l’Islande comptait alors huit frappes cadrées… contre trois à la France.

 

Source : Le Progres.fr