Kaffrine : échanges d’expériences entre le Sénégal et le Mali sur le Modèle du projet PASA-Loumakaf

Des responsables du projet de diffusion à grande échelle des technologies d’élevage au Mali ont visité, jeudi, des réalisations du projet d’appui à la sécurité alimentaire (PASA-Loumakaf) en vue de s’inspirer de l’expérience sénégalaise sur les questions de l’élevage.

Le projet d’appui à la sécurité alimentaire (PASA-Loumakaf) est mis en oeuvre dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine

Accompagnée par le coordonnateur par intérim du volet eaux de surface du projet PASA-Loumakaf, Abdoul Ka, la mission malienne a tour à tour visité l’abattoir de Koungheul et le parc à vaccination de Sagna. Elle a également rencontré une bénéficiaire d’un poulailler.

Cette visite a pour objectif d’échanger les expériences entre ce qui se fait au Mali et ce que le PASA–Loumakaf est en train de faire dans le volet élevage, a expliqué l’expert –élevage pour le projet malien, Dr Hamidou Kassambara.

’’Les centres d’intérêt de la visite sont axés sur la gestion communautaire des infrastructures, la santé animale et l’approvisionnement en moutons de tabaski‘’, a ajouté M. Kassambara.

’’Ce que nous avons vu nous a beaucoup réconfortés. Aussi bien au niveau de l’abattoir de Koungheul qu’au niveau du parc à vaccination, le modèle de gestion mis en place nous a beaucoup inspiré’’, a-t-il salué.

Dr Hamidou Kassambara a, par ailleurs, expliqué que le projet de diffusion à grande échelle des technologies d’élevage au Mali est financé par l’USAID à travers le programme ‘’Feed The Future’’.


Il intervient essentiellement dans le domaine de l’élevage sur trois composantes stratégiques à savoir la santé, l’alimentation et la commercialisation. Le projet a une durée de quatre ans.


La mission malienne a tenu une réunion avec la responsable départementale de l’élevage, Astel Amadou Diop Faye pour échanger sur la question de la couverture vaccinale du cheptel à Kaffrine.

Le chef du service départemental de l’élevage a souhaité la synergie d’actions entre les différents Etats frontaliers avec le Sénégal pour davantage combattre certaines maladies des animaux.

‘’Nos frontières sont poreuses en matière de transport du bétail et de transhumance. Au Sénégal, nous optons pour des stratégies nationales pour la protection de nos cheptels’’, a-t-elle dit. De l’autre côté, a fait remarquer Mme Faye, il n’y a pas une harmonisation politique en matière de santé animale.

‘’Les frontières doivent avoir la même dynamique pour combattre les différentes épidémies chez les animaux ‘’, a-t-elle appelé.