Paris : la police des polices saisie d’une enquête sur les vidéos montrant un homme mort empalé

La justice et l’inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été saisies après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant un homme empalé sur un poteau de trottoir, au moment de sa chute et durant sa réanimation. Une enquête a été ouverte le 3 octobre.

Beaucoup d’images tournent sur les réseaux sociaux mais celles ci sont particulièrement choquantes. Deux vidéos d’un homme qui est mort empalé sur un poteau en voulant mettre fin à ses jours le 27 septembre rue de la Jonquière dans le 17e arrondissement de Paris. Des vidéos qui n’auraient jamais dû être diffusées car tournées à l’hôpital et à la Préfecture de police.

Une enquête ouverte par la police des polices

Selon Libération, les premières images se retrouvent sur les réseaux sociaux dés le lendemain, elles montrent la scène diffusée sur un écran d’ordinateur, dans ce qui ressemble à une salle de contrôle. En haut de l’écran, apparaît distinctement le logo de la Préfecture de Police de Paris. La PP confirme que l’IGPN, la police des polices, a été « saisie sur les images de vidéosurveillance » montrant la chute de la victime et diffusées sur les réseaux sociaux. Une enquête ouverte le 3 octobre au chef de violation du secret professionnel, a confirmé à France Bleu Paris une source judiciaire.

Une deuxième vidéo

Une autre vidéo est apparue les jours suivants. Selon une source proche de l’enquête, l’homme a été transporté par les pompiers à l’hôpital Beaujon à Clichy. Cette fois la scène filmée se déroule à l’hôpital, au moment où un pompier retire le poteau du corps de la victime.  Images ponctuées de commentaires plus que déplacés de la part de celui qui les tourne. L’AP-HP confirme qu’une vidéo a bien été tournée dans un de ses hôpitaux. En plus de l’enquête judiciaire, l’AP-HP annonce qu’une enquête administrative a été lancée pour comprendre comment ces images ont pu être tournées dans l’un de ses blocs et « accompagner les équipes qui sont particulièrement choquées ».

Une atteinte à la dignité

Aujourd’hui la circulation de ces images sur les réseaux sociaux a été stoppée. Elles ont été supprimées à la demande du père de la victime qui demande « le respect de la dignité du défunt ». Mais il souhaite aussi que les responsabilités pénales de ceux qui ont filmé et diffusé ces images, notamment au sein de la Préfecture de Police, de l’AP-HP, soient établies. C’est ce que fait savoir son avocat dans un communiqué.

 

 

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