Passage du ministère des Transports aériens à l’Assemblée : La paternité de l’AIBD pollue le vote

Le nouvel aéroport international Blaise Diagne, (AIBD), récemment inauguré par le président de la République, a fortement cristallisé les débats à l’Assemblée nationale, lors du passage, samedi, de la ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires. Pour Maimouna Ndoye Seck, ‘’le pari de l’AIBD étant gagné, il faut passer à autre chose’’.

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Les débats qui ont précédé le vote du budget du ministère des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, ce week-end à l’Assemblée nationale, ont largement été consacrés au nouvel aéroport international de Diass. Des débats que la plupart des députés eux-mêmes, ont qualifiés de « très bas » et « regrettables ».

Sur la question de la paternité de cette infrastructure qui diviise les députés, trois groupes de parlementaires se sont distingués dans les temps de parole. D’un côté, ceux qui attribuent à l’ancien président de la République Abdoulaye Wade la paternité de l’AIBD ; de l’autre, ceux qui estiment que cette paternité revient de droit à l’actuel Président Macky Sall et, au milieu, ceux qui prônent la continuité de l’Etat et ont tout fait pour mettre fin à ce tohu-bohu devenu insupportable, même pour les députés.

C’est l’honorable député Saidou Diouf qui a donné le ton pour sonner la fin de la recréation. « Quand j’écoute ces débats peu élevés, je ressens une gêne profonde, surtout avec la présence des cadres de l’administration qui accompagnent leurs ministères à l’Assemblée nationale. Il faudrait que l’on dépasse ces postures quoi circonscrivent nos débats sur des personnes. Le président de la République à clos ce débat. Ce qui devrait être plutôt notre préoccupation, c’est comment aider la nouvelle compagnie Air Sénégal qui doit bientôt démarrer », a-t-il lancé. Ayant souffert des interventions légères de beaucoup de ses prédécesseurs, le parlementaire de Rufisque d’ajouter : « ici, à l’Assemblée nationale, il y a une opposition tolérante, comme il y a une majorité tolérante. Il ne faudrait pas que la politique nous amène à épouser des attitudes extrêmes ».

Prenant la parole, la ministre a renvoyé ceux qui l’ont interpellée sur cette question, à son interview qu’elle avait accordée à ‘’l’Observateur’’.
« Sur ce débat, je l’ai dit et répété : je refuse d’être entraînée sur le terrain du débat politique. Ce que j’ai dit est clair et ça été écrit dans le journal ‘’l’Observateur’’. Je n’ai rien inventé. Je n’ai fait que rappeler les faits ; lesquels faits ont été confirmés par tous ceux qui ont pris la parole par la suite (jour de l’inauguration de l’AIBD) », a-t-elle conclu.

Vox populi

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