Allocation forfaitaire de 300.000 fcfa de crédit téléphoniques ou largesse indue: de qui se moque-t-on

l’abrogation par décret présidentiel des lignes téléphoniques mobiles aux agents de l’administration sénégalaise, reçoit le soutien de l’opinion publique, il n’en demeure pas moins que l’octroi de 300.000 fcfa de lignes téléphoniques mobiles à certains hauts fonctionnaires est scandaleux à la limite ahurissant. Comment une personne peut consommer une telle somme d’argent pour des crédit téléphoniques mobiles durant un mois. Je vois mal quelqu’un le faire, à moins qu’il passe tout son temps accrocher à son téléphone. En effet, j’ étais parmi les premiers à saluer la mesure qui mit fin à la bamboula dans l’octroi de lignes téléphoniques, qui coûtait 17 milliards par ans aux pauvres contribuables sénégalais. Toutefois,  je suis sidéré et farouchement opposé à la nouvelle grille de répartition qui alloue 300.000 de fcfa à un seul individu. C’est vraiment scandaleux et le Président de la République Macky Sall doit revoir sa copie s’il ne veut pas hypothéquer sa politique de rationalisation. En fait, comment se fait-il que pendant que la majorité des Sénégalais parviennent difficilement à joindre les deux bouts, du fait de l’augmentation exponentielle des denrées de premières nécessités née de la conjoncture macroéconomique mondiale conséquence de la flambée du prix du baril de pétrole, mais aussi de la longue période de soudure si l’on sait qu’au Sénégal près de 70% de la population sont agriculteurs qu’on puisse  s’aventurer à faire de tels écarts. Sans compter le nombre de chômeurs qui ne cesse de croître et des entreprises qui mettent souvent la clé sous le paillasson faute de concurrence déloyale. Donc croyez-vous que dans un tel environnement aussi difficile, donner trois cent mille francs à une personne fut-elle magistrat président de juridiction ou de juridiction, est raisonnable. Une pseudo rationalisation à la Macky dirais-je donc qui semble jouer avec la tête des Sénégalais victimes de mauvaises choix dans les politiques de développement où les priorités sont laissées de côté au profit de dépenses de prestige et d’investissements non rentables.

Seydina Ousmane Diallo

Chroniqueur

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