Cancer : plus que 18 mois à vivre parce que des médecins ont ignoré ses symptômes

Katie Bourne 25 ans -Royaume Unis - Malade du cancer du col de l'utérus

Katie Bourne, une jeune femme de 25 ans originaire du Royaume-Uni livre un témoignage bouleversant sur la maladie. En effet, en refusant à deux reprises de lui faire passer des tests de dépistage, les médecins qu’elle a consulté n’ont pas pu lui diagnostiquer le cancer du col de l’utérus dont elle souffre actuellement.

L’histoire de cette Britannique fait froid dans le dos… En 2018, lorsque la jeune femme se plaint de douleurs à l’estomac auprès de ses médecins, ils lui répondent qu’elle est trop jeune pour un dépistage et lui diagnostiquent la maladie de Crohn. En effet, au Royaume-Uni, les femmes sont invitées à pratiquer un dépistage entre 25 et 64 ans. Mais en 2018, la jeune Katie n’a pas encore atteint cet âge minimum.

« La douleur n’est jamais partie »

Son médecin fait l’impasse sur le frottis et lui diagnostique la maladie de Crohn. Mais « la douleur n’est jamais partie avec les médicaments que le médecin m’a donnés »raconte-t-elle au site Teeside Live. Alors son médecin la dirige vers deux gynécologues, qui refusent de lui faire un frottis. Début 2019, elle s’effondre sur son lieu de travail et est hospitalisée pendant 4 jours. Là encore, pas de frottis. Le personnel hospitalier autorise sa sortie lorsque les douleurs se calment. 

Mais les symptômes persistent. « Quand je les ai tapés sur Google, ils évoquaient le cancer du col de l’utérus ». C’est lors de la troisième demande de son médecin généraliste qu’un gynécologue accepte de lui faire un frottis. La jeune femme passe également un scanner et le diagnostic tombe : Katie souffre d’un cancer du col de l’utérus, déjà au stade 3. « Je ne me souviens de plus rien lorsque l’on m’a annoncé mon cancer ».

Les traitements dépendent de l’étendue du cancer

Comme l’explique l’Institut national du cancer (Inca), le stade 3 du cancer du col utérin signifie que « la tumeur a envahi le vagin dans sa totalité et/ou elle s’est étendue à la paroi du pelvis et/ou elle bloque un uretère (canal qui conduit l’urine du rein à la vessie) ce qui provoque un gonflement du rein, voire l’empêche de fonctionner ». Les traitements dépendent de l’étendue du cancer. Dans le cas de Katie, des séances de chimiothérapie ont été programmées. 

Mais la jeune femme reste positive et s’est fixée quelques objectifs comme terminer tous les épisodes de The Real Housewives, profiter de son bébé et se marier avant de s’envoler pour les Maldives.

3 000 nouveaux cas par an en France

Avec environ 3 000 nouveaux cas et 1 100 décès par an, le cancer du col de l’utérus est le 12cancer féminin le plus fréquent. En 2015, 2 797 nouveaux cas ont été diagnostiqués et 1 092 décès recensés. Il se développe en moyenne 10 à 15 ans après une infection persistante par un papillomavirus (HPV). Pour le moment, le dépistage repose principalement sur un frottis cervico-utérin, c’est-à-dire un prélèvement de cellules à la surface du col de l’utérus, analysées ensuite à l’aide d’un microscope.

Mais en avril dernier, le collectif HPV Maintenant, même s’il reconnaît que le plan national de dépistage organisé est « bonne initiative », déplore qu' »une méthode de dépistage plus fiable et plus efficace, reconnue par la communauté scientifique : le test HPV », ne soit pas privilégié.

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