Colère en Afrique du Sud après l’assassinat d’une étudiante de 19 ans !

De nombreuses attaques xénophobes sont perpétrés contre les étrangers Africains dans le pays. Dans cette vague de violence, un cas particulier a attiré l’attention de nombreuses célébrités sur les réseaux sociaux : le meurtre de Uyinene Mrwetyana. 

Pendant que, dans le centre de Johannesburg, au nord de l’Afrique du Sud, la tension montait à l’encontre des propriétaires de magasins tenus par des « étrangers », préfigurant une nouvelle vague de violences xénophobes, à l’autre bout du pays, une jeune femme entrait dans un bureau de poste de Clareinch, un quartier du Cap. C’était le 24 août, il était deux heures de l’après-midi. Uyinene Mrwetyana avait reçu le petit bout de papier toujours difficile à lire l’invitant à venir retirer quelque chose. Un colis ? Peut-être s’attendait-elle à une surprise, ou savait-elle ce qu’on lui avait fait parvenir. On ne le saura jamais. Car avec toute la grâce de ses dix-neuf ans, tout l’espoir de ses études en cinéma à l’Université du Cap (UCT), Uyinene Mrwetyana n’est jamais ressortie vivante de ce bureau de poste.

Il a fallu plusieurs jours pour apprendre la vérité, et les détails de son martyre. Son agresseur ne l’a pas attirée, la nuit, dans un quartier désert. Il ne l’a pas agressée au coin d’un terrain vague. Il l’a violée dans le bureau de poste où il travaillait et se trouvait seul, par hasard, cet après-midi-là. Ses collègues disaient de lui qu’il était sympathique, parfaitement conforme à l’idée qu’on peut se faire d’un employé comme les autres. Comme Uyinene se débattait, il a utilisé un pèse-lettre pour la neutraliser. De toute évidence, il a frappé pour tuer. Il a mis du sang partout, sur ses habits et dans sa voiture quand il a emporté le corps et l’a jeté vers Lingelethu West, une partie du township de Khayelitsha. Peut-être songeait-il ainsi échapper facilement à une justice dont l’appareil policier a mauvaise réputation.

La jeune femme de 19 ans, étudiante à l’université de Cape Town a été violée et battue à mort par un employé de la poste. Selon les médias locaux, le cas de disparition d’Uyinene a été signalé à la fin du mois d’août. Pendant deux semaines, elle était recherchée par la police et ses proches. C’est finalement le suspect, un homme de 42 ans qui a fini par avouer son odieux meurtre.

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