Réaction à la sortie de Boune Dionne contre Thierno Allassane Sall : Heureusement ! Le Sénégal regorge encore d’Hommes de Valeurs

Lorsqu’on est à courts d’arguments, on fait dans le détail, dans les conjectures et dans l’apriorisme. Aussi, quand on ne trouve rien à dire, verse-t-on le plus souvent dans la calomnie, le salissage, la délation, la diffamation, l’insinuation et la médisance pour plaire au « prince », censeur momentané de destin, pour qui n’a pas foi en Dieu.

Le premier ministre, Mouhamed Bounn Abdallah Dionne, ne recevra pas, de sitôt, son parchemin, puisqu’il a lamentablement échoué devant le « Grand Jury » du dimanche 25 mars 2018, émission hebdomadaire animée par Mamoudou Ibra Kane. Les Sénégalais sont encore restés sur leur faim après sa sortie, tant attendue, pour une clarification sur les nébuleux accords pétroliers et gaziers signés par l’Etat du Sénégal avec la multinationale française, Total. Les louvoiements, les atermoiements et les tergiversations dans les réponses du PM, dénotent une certaine gêne et une culpabilité transparente, pour qui sait lire avec « le troisième œil et écouter avec l’autre oreille ». Pour désinformer et entretenir le doute à dessein, il soutient mordicus que l’ancien ministre, Thierno Alassane Sall, aujourd’hui, président du mouvement de « La République des Valeurs », a été éjecté de son siège de ministre de l’énergie pour déficit de résultats.

Pourquoi la simple évocation du nom de Thierno Alassane Sall indispose-t-elle ses anciens frères de Parti ? Nourriraient-ils un complexe à son endroit au point de laisser transparaitre un malaise et une gêne à chaque fois que son nom s’invite dans un débat auquel ils prennent part ? Qui est cet homme qui fait perdre aux dithyrambistes et autres laudateurs du président Macky Sall le sens de la raison et de la retenue ?

Le Dalaï-Lama nous informe que « L’éducation façonne l’Homme, pose les fondamentaux de la vie dès le bas âge. Les connaissances acquises dans l’enfance ont une influence profonde sur le cours d’existence de l’Homme ». L’éducation ne ment pas. Elle permet à l’individu de prendre la peine et le temps de bien soigner sa formation : c’est le cas de Thierno. Sa formation lui a très tôt fait comprendre qu’il avait une image à entretenir et un rôle à jouer dans son pays. C’est pourquoi, d’ailleurs, il est incapable de reniement, d’apostasie et de trahison et se garde scrupuleusement de verser dans les excès ou de faire dans la diversion pour détourner l’opinion des choses essentielles comme savent si bien le faire les caisses de résonnance, les obligés, les affidés et autres laquais du président de la République.

Le curriculum vitae de Thierno Alassane Sall force le respect et aiguise l’admiration. Son passage à l’ARTP, sa gestion vertueuse des deux ministères stratégiques du pays (ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement ; ministère de l’énergie) qu’il a eu à diriger et ses capacités managériales continuent encore de faire des émules. Ingénieur en télécommunications et en aviation civile, il fut représentant de l’ASECNA pour l’Agence du Sénégal. Sous ce rapport, comment peut-on qualifier d’incompétent un bi-ingénieur de cette dimension qui fut Chef de l’Inspection Technique, Chef du Département Sécurité et Qualité de l’ASECNA ? Est-il sérieux et responsable de taxer d’incapable un concitoyen sénégalais qui fut le seul africain parmi les dix-neuf (19) experts mondiaux choisis pour la mise en place de l’annexe 19 de l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) sur la sécurité aérienne, SMP (Safety Management Panel), et qui, de surcroît, occupa aussi le poste de Directeur de la Navigation Aérienne au sein de l’ANACS (Agence Nationale de l’Aviation Civile Sénégal) ? Il faut être envieux et atrabilaire ou souffrir d’un complexe infus pour reprocher au président Thierno Alassane Sall des « contre-performances ou une quelconque carence ».

La vérité est que c’est son refus catégorique d’apposer sa signature pour parapher le contrat pétrolier d’avec Total, qui engagerait le pays pour 45 ans, avec une perte sèche de 300 milliards de francs CFA/an au détriment du Sénégal, qui lui a valu aujourd’hui cette volée de bois verts. Pourtant, sa posture d’alors et d’aujourd’hui est simplement aliénée à un contrat moral passé avec le peuple sénégalais avec comme termes de références : un nouvel ordre des priorités dans les investissements nationaux ; la Patrie avant le Parti ; l’articulation de la politique étatique autour des valeurs de travail, de dignité, de justice, d’équité, de probité bref de patriotisme auxquelles il croit fermement ; une gestion sobre et vertueuse qui inaugurerait l’ère de la rupture définitive avec le népotisme, la gabegie, la corruption, le copinage, l’insolence, l’arrogance et l’ostentation. Son aversion pour la trahison est dictée par son appropriation précoce de cet aphorisme universel qui postule que « La vie d’un Homme, même d’Etat, est une insignifiance au regard du destin d’une nation » (Général Charles De Gaulle). Autrement dit, les intérêts d’une nation transcendent largement ceux des citoyens quel que soit leur rang social et/ou leur niveau de responsabilité.

Monsieur le premier ministre, le débat est ailleurs ; Thierno Alassane Sall a fini d’inspirer son monde par l’exemple. Imitez-le en travaillant pour la publication du contrat pétrolier (que vous vous êtes empressé de signer en vous substituant à lui, démissionnaire, pour simplement plaire au « prince » qui, à son tour, cherchait à entrer dans les bonnes grâces de la France). L’occasion est d’autant plus belle, puisqu’un député du peuple, issu du Parti « Rewmi », Déthié Fall, a déposé sur la table du Président de l’Assemblée nationale, une demande pour la constitution d’une Commission d’enquête parlementaire qui édifierait les Sénégalais sur cette affaire. Pour terminer, le peuple attend toujours d’être édifié sur les termes des concessions du Port à Necotrans, pour une durée de 25 ans, des mines de zircon à GCO pour 50 ans, de l’exploitation de l’or à Mako Corporation pour 15 ans sans compter le scandale du marché des lampadaires solaires octroyé à une petite entreprise familiale française pour un montant de 57 milliards de nos francs.

Omar Thiongane Sarr, coordonnateur du mouvement de la République des Valeurs à Keur Massar.

FAIRE UN COMMENTAIRE

SVP faire un commentaire !
SVP entrer ici votre nom