COVID-19 : Un article publié dans la revue “sciences” donne raison à Didier Raoult sur l’immunité croisée

Didier Raoult est-il  en avance sur ses paires qui travaillent à comprendre comment la COVID-19 interagit avec l’organisme ? Tout porte à le croire après la publication d’une étude scientifique qui vient appuyer ses théories sur l’immunité croisée.

Une équipe mixte de chercheurs américains et australiens ont mené une étude pour comprendre les réponses immunitaires de l’homme face au nouveau coronavirus. Ils ont ainsi démontré qu’une gamme de mémoire préexistante de lymphocytes réactives croisées avec une affinité comparable pour le SRAS-CoV-2 et les coronavirus du rhume communs.

Cet article publié dans “Science” confirme ainsi une hypothèse du Pr Raoult émise  il y’a quelques semaines plutôt : “Les quatre coronavirus endémiques semblent avoir une immunité croisée avec le COVID-19, expliquant la protection de certains sujets, en particulier les enfants, et une variabilité dans la gravité“.

Retour sur les théories sur l’immunité croisées de Didier Raoult …

Dans une vidéo publié en juin passé, le microbiologiste assurait “que tous les enfants qui vivent en collectivité font au moins une fois par an une infection à un coronavirus”, leur permettant une possible immunité contre le Covid-19.

Le directeur de l’IHU Méditerranée Infection, Didier Raoult, avait publié sur son compte Twitter une nouvelle vidéo dans laquelle il est revenu sur la potentielle immunité des enfants face au coronavirus. D’après lui, si celle-ci se confirme, elle pourrait s’expliquer par le fait “que tous les enfants qui vivent en collectivité font au moins une fois par an une infection à un coronavirus.”

Une “répartition inverse” par tranche d’âge

Dans la vidéo, le microbiologiste détaillait les résultats d’une étude comparative d’âge entre le nouveau coronavirus et les autres en circulation. “Ils ont une répartition inverse”, expliquait-t-il. Il apparaît que tous les enfants se contaminent à d’autres coronavirus: “il est vraisemblable que tous les enfants qui vivent en collectivité font au moins une fois par an une infection à coronavirus”.

A l’inverse, cette même catégorie de la population a globalement été épargnée par le nouveau virus, ce qui appuie la thèse, non reconnue par les autorités à l’heure actuelle, d’une immunité croisée. Cette dernière désigne le fait d’acquérir une immunité contre un virus, après avoir été contaminé par un autre. 

Toujours selon cette théorie, les équipes de Didier Raoult ont injecté sur des personnes déjà infectées au coronavirus chinois des molécules d’un autre coronavirus, celui découvert dès 2005, appelé “HKU1”. Il semble que ces patients aient développé des anticorps “au bout de deux semaines” contre le nouveau coronavirus, affirme le professeur. 

60% de la population immunisée ?

L’hypothèse qu’on puisse être immunisé contre le nouveau coronavirus après avoir été exposé à d’autres virus bénins de la même famille a déjà été avancée au début de l’épidémie pour expliquer la faible contamination des enfants, puisqu’ils sont souvent enrhumés. 

Ce concept d’immunité croisée a repris de la vigueur avec la parution mi-mai d’une étude américaine dans la revue spécialisée Cell. Selon elle, 40 à 60% de la population pourrait être immunisés contre le Covid-19 sans même y avoir été exposés, grâce à l’action de cellules protectrices, les lymphocytes T, précédemment activés par d’autres coronavirus responsables de rhumes.

“Laisser une part d’observation”

Pour Didier Raoult, cela pose en tout cas la question du temps laissé à “l’observation” face à un virus. “On ne peut pas spéculer sur les maladies quand on ne les connaît pas”, avait-il tranché.

Il faut laisser une part d’observation. Et ceci inclut le vaccin. Comment peut-on réfléchir au vaccin si on ne connaît pas l’immunité naturelle d’une population ? Si cela se confirme, que 70% de la population, en partie les plus jeunes, jusqu’à l’âge de 20/35 ans apparaissent immunisés, est-ce que si on développe une vaccination, est-ce qu’il va falloir cibler les gens qui ont plus que cet âge-là car les enfants sont déjà immunisés par la circulation de ce virus ?”, s’interrogeait le microbiologiste en juin dernier.

Aujourd’hui, l’histoire lui donne raison avec cette nouvelle publication sur l’immunité croisée avec les différentes formes de coronavirus COVID-19 qui existent depuis l’apparition en Chine.  


FAIRE UN COMMENTAIRE

SVP faire un commentaire !
SVP entrer ici votre nom