Des chercheurs affirme que le coronavirus a muté : Il est devenu beaucoup plus “sévère”

En Iran le coronavirus a infecté 2 366 personnes et tué 92. Ce sont les derniers chiffres venus d’Iran, publiés mardi 03 mars par les autorités sanitaires. Depuis son apparition, le nouveau coronavirus a déjà subi environ 150 mutations en se divisant en deux types principaux L et S, selon une étude de scientifiques publiée dans la revue National Science Review.

A la date du 5 mars, 53 423 personnes ont déjà guéri du Covid-19. Un chiffre qui augmente beaucoup plus rapidement que le nombre de cas déclarés dans le monde, malgré les nouveaux foyers d’infection, comme en Italie ou en Iran.

Certains cas de la maladie sont plus graves que d’autres, et l’on parle bien sûr des personnes plus vulnérables à ce type d’infections. Mais, 2, si l’on en croit les travaux d’une équipe de chercheurs chinois, les effets du Covid-19, graves ou bénins, pourraient être également dus à l’existence simultanée de deux souches différentes du virus SARS-CoV.

Xiaolu Tang, de l’université de Pékin, et ses collègues viennent en effet de publier une étude surprenante dans « National Science Review », une revue de l’Académie des Sciences de Chine. En s’intéressant à l’étendue des divergences entre le SARS-CoV-2 et les autres coronavirus de la même famille, dont ceux que l’on trouve chez les chauves-souris, ces scientifiques ont mis en évidence un élément inattendu.

Il y aurait en effet non pas une mais deux variantes du virus du Covid-19, représentant deux étapes de l’évolution du virus. « Les analyses génétiques de 103 génomes de SARS-CoV-2 indiquent que ces virus ont évolué en deux types majeurs (désignés L et S) », assurent les auteurs.

La part des deux types évolue

Les scientifiques notent que le sous-type L a été plus souvent rencontré dans les premières phases de l’épidémie à Wuhan, mais que sa fréquence a diminué début janvier. L’intervention humaine aurait pu avoir une pression sélective plus importante sur le sous-type L, qui est apparemment le type le plus agressif et qui se propage plus vite.

Cependant, les chercheurs précisent que les données qu’ils ont analysées sont encore très limitées, donc il faut plus d’informations génomiques et épidémiologiques, ainsi que d’informations sur les symptômes cliniques des patients atteints de SARS-CoV-2, pour une meilleure analyse et une meilleure compréhension.

La propagation de l’épidémie

L’épidémie du nouveau type de coronavirus continue de se propager à travers le monde après avoir passé les frontières de la Chine qui est considérée comme le berceau du virus. Le dernier bilan des personnes contaminées dans le monde s’élève à plus de 94.000 avec 3.220 cas mortels.


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