En France, une adolescente menacée de mort, assume ses propos blasphématoire sur l’Islam

Mila, 16 ans, est la cible de menaces de mort et de viol pour avoir critiqué l’islam sur les réseaux sociaux. Dix jours après sa vidéo, l’adolescente s’est défendue ce lundi dans “Quotidien”.

“J’ai 16 ans, je suis passionnée de musique et je suis de Lyon. Je suis en seconde”. C’est ainsi que Mila s’est présentée, sur le plateau de Yann Barthès, dans “Quotidien”. Dix jours après une vidéo postée sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle critiquait vertement l’islam, la jeune fille était dans l’émission pour s’expliquer et donner sa version des faits. 

“Je me suis dit qu’il fallait que je prenne la parole face à tout ça. Il fallait que je démontre une image différente de cette fille sur la vidéo devenue virale (…) J’ai toujours été un personnage public, sur les réseaux sociaux. Je n’ai pas à me cacher. Je n’ai rien fait de mal”, a-t-elle jugé. 

Deux procédures ont été engagées par le parquet de Vienne : l’une pour “menaces de mort, menaces de commettre un crime, harcèlement et usage de données personnelles en vue de nuire” et la seconde pour “provocation à la haine raciale”. Cette seconde enquête, qui vise l’adolescente, devra déterminer si les propos qu’elle a tenus sont de nature à recouvrir une qualification pénale ou s’ils s’inscrivent dans le cadre de la liberté d’expression.

«J’aurais pu être brûlée à l’acide»

Depuis la polémique, largement reprise dans le monde politico-médiatique, Mila assure que sa vie est «en pause». Elle n’a pas pu réintégrer son lycée de Villefontaine (Isère), près de deux semaines après les faits. «Je n’étais pas en sécurité dans mon établissement. Vu les menaces que j’ai reçues des personnes de mon lycée, j’aurais pu être brûlée à l’acide, me faire frapper. J’étais menacée d’être déshabillée en public, d’être enterrée vivante. J’étais obligée d’abandonner mon lycée», a-t-elle déploré. Si elle dit avoir arrêté les réseaux sociaux, l’adolescente s’est tenue au courant de ce qui s’est dit ou écrit sur elle. Elle a même composé une chanson, dans laquelle elle raconte son histoire et revendique son droit au blasphème. «Ça m’a fait vraiment beaucoup de bien», a-t-elle confié.

Mila n’aurait «jamais imaginé» que ses déclarations, devant un direct suivi habituellement par «10 à 30» spectateurs, prennent une telle ampleur. «Je me suis demandé comment des personnes pouvaient avoir autant de haine», s’est-elle étonnée. «Je n’ai rien contre les personnes qui ne sont pas Mila sans être violents. Ces personnes prouvent que l’on peut être contre moi sans être dans la violence, la haine», a-t-elle clarifié. Présentant ses «excuses» à «ceux qui pratiquent leur religion en paix», la jeune fille a affirmé que la police prenait l’affaire «très au sérieux».


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