Et l’Amérique découvrit Macky Sall

Jamais sans doute un rapport international n’avait été aussi loin dans la critique contre l’Etat du Sénégal en matière des droits de l’homme et des libertés publiques. Le rapport du département d’Etat américain, sur le Sénégal, publié ce 31 mars, est un sévère réquisitoire contre la gouvernance de Macky Sall.

Une gouvernance avec son cortège de « violation de droit », de « restriction des libertés », de torture », des « traitements cruels, inhumains ou dégradants », « des meurtres arbitraires ou illégaux »‘, « de censure », « de corruption »…

C’est un recul démocratique sans précédent du Sénégal. En 9 ans, Macky Sall a fait pire que Senghor, Diouf et Wade réunis (52 ans). Bref, il a réalisé le « grand chelem », comme disent les commentateurs sportifs.

Certes, il n’ y a pas grand chose de neuf dans le rapport américain. Ce qui s’y est dit, nous le savons déjà par les organisations des droits de l’homme, de l’activiste Guy Marius Sagna ou des témoignages de détenus libérés. Mais ça donne une résonance mondiale aux dégâts causés par le régime autoritaire de Macky Sall.

Macky Sall a démoli violemment le Sénégal. Peut-être, il ne restera plus rien d’ici 2024. Mais en 2024, il ne s’agira pas seulement de reconstruire le Sénégal, mais de le transformer. Sans Macky Sall !

Adama Diouf
Journaliste


Le rapport charge les médias publics du Sénégal : 

« Le gouvernement « continue d’influencer les informations et les opinion par le biais de la Radio Télévision Sénégal (RTS) ». plus de 10 chaînes de télévision privées diffusent de manière indépendante.

Selon la loi, le gouvernement détient une participation majoritaire dans RTS et le président contrôle directement ou indirectement la sélection de tous les membres du personnel exécutif de RTS. Au-delà de la RTS, des membres du parti au pouvoir du président Sall, nommés par le président, contrôlaient tous les autres médias publics, y compris l’Agence de presse sénégalaise et le quotidien Le Soleil ; les rapports de ces médias étaient souvent biaisés par le gouvernement ».

« Censure ou restrictions de contenu: les journalistes ont parfois pratiqué l’autocensure, en particulier dans les médias contrôlés par le gouvernement. Le 8 juillet, les autorités ont interdit à la presse nationale de couvrir le procès du militant Abdou Karim Gueye ».


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