Explosion d’une ambulance piégée dans le quartier administratif de Kaboul

Une bombe dissimulée dans une ambulance a explosé, à un barrage de la police samedi dans la capitale afghane, dans un secteur proche du quartier des ambassades. L'attaque revendiquée par les Taliban a fait au moins 95 morts

Au moins 95 personnes ont été tuées et 151 blessées, samedi 27 janvier, dans l’explosion à Kaboul d’une ambulance piégée revendiquée par les Taliban, à proximité du ministère de l’Intérieur afghan.

La bombe, dissimulée dans une ambulance, a explosé à un barrage de la police dans un secteur proche du quartier administratif et des ambassades de la capitale afghane.

Les Taliban ont revendiqué la responsabilité de l’attentat, survenu une semaine après l’attentat meurtrier contre l’hôtel Intercontinental de Kaboul qui a fait plus de 20 morts.

“C’est un massacre”, a déclaré Dejan Panic, coordinateur pour l’Afghanistan de l’ONG humanitaire italienne Emergency, qui gère un hôpital non loin de là. Le groupe a fait savoir sur Twitter que plus de 50 blessés étaient arrivés à son hôpital.

Le réseau terroriste Haqqani soupçonné

Selon le récit du parlementaire Mirwais Yasini, qui se trouvait à proximité quand l’explosion s’est produite, l’ambulance s’est approchée du barrage et a explosé. Un certain nombre de personnes gisaient au sol.

Des bâtiments situés à plusieurs centaines de mètres du lieu de l’attentat ont été ébranlés par la force de l’explosion.

Le Haut Conseil de la Paix, chargé des négociations – bloquées – avec les talibans, estimait avoir été la cible privilégiée. “Ils ont visé notre barrage. C’était énorme, toutes nos vitres sont soufflées”, a dit à l’AFP un de ses membres, Hassina Safi.

Selon le ministère de l’Intérieur, “quatre suspects ont été arrêtés dans l’enquête” sur cet attentat, le plus meurtrier depuis l’explosion d’un camion piégé dans la zone diplomatique le 31 mai (150 morts, 400 blessés).

Les soupçons du gouvernement se portent sur le réseau terroriste Haqqani, proche des talibans et installé à la frontière pakistanaise, a expliqué Nasrat Rahimi, le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur.

France 24


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