France : Jonathann Daval condamné à 25 ans de prison pour le meurtre de sa femme Alexia

Ce Samedi, la cour d’assises de Haute-Saône a condamné Jonathann Daval à 25 ans de prison pour le meurtre de sa femme Alexia. L’épilogue d’un procès ultra-médiatisé, qui s’est déroulé sous très haute tension.

Après six jours de procès d’une tension extrême devant les assises de Haute-Saône, le verdict est tombé samedi 21 novembre, après deux petites heures de délibéré : Jonathann Daval a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne, Alexia, tuée lors d’une dispute dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. La jeune employée de banque était âgée de 29 ans.

À l’énoncé du verdict, l’accusé, qui a trompé son monde trois mois durant après le crime, est resté impassible, dans la continuité de l’image effacée qu’il a donnée de lui tout au long des débats. L’informaticien de 36 ans, qui avait jugé la veille ne “plus (avoir) d’avenir”, a fait savoir par ses avocats qu’il ne comptait pas faire appel de la sanction prononcée contre lui.

La sanction est plus clémente que celle souhaitée par l’avocat général. Dans ses réquisitions, Emmanuel Dupic avait en effet demandé la réclusion criminelle à perpétuité. “Je crois […] qu’il l’a tuée parce qu’Alexia voulait le quitter”, a soutenu le magistrat, qualifiant l’accusé de “manipulateur” et de “menteur”, auteur d’un “crime conjugal […] presque parfait”.

“La perpétuité, c’est une peine qu’on prononce pour les criminels les plus dangereux de la société”

“La perpétuité, c’est une peine qu’on prononce pour les criminels les plus dangereux de la société : Francis Heaulme, tueur d’enfants, Michel Fourniret, Marc Dutroux, Guy Georges… Quel est le point commun avec Jonathann Daval ? Aucun. Si, la médiatisation”, avait pour sa part contre-attaqué Me Randall Schwerdorffer, l’imposant et omniprésent avocat de l’accusé, qui, à la fin du procès, a salué la décision rendue par le jury.

“Pardon, pardon”, avait pour sa part imploré Jonathann Daval dans des dernières paroles, avant que les jurés ne se retirent pour délibérer. Face à lui, le clan Fouillot, soudé et uni depuis le début de l’affaire n’a pas réagi, comprenant définitivement qu’il n’obtiendra pas de nouvelles explications sur les raisons de la mort d’Alexia. “Je te souhaite un bon séjour en prison, Jonathann. Adieu”, avait même lancé jeudi, cinglante, Isabelle Fouillot, la mère de la victime, au visage de l’accusé.

Samedi soir, à l’issue du procès et face à la forêt de micros qui se dressait devant ce couple de commerçants, leur autre fille, Stéphanie, ainsi que l’époux de celle-ci, Grégory Gay – que Daval avait un temps accusé du meurtre –, l’heure était au soulagement. “C’est une très bonne décision, exactement ce que j’espérais, à la hauteur de notre souffrance, ça va nous permettre de tourner une page”, a témoigné Isabelle Fouillot. “Si elle nous regarde là-haut, c’était juste pour elle ce combat, j’espère qu’aucun d’entre vous, aucun Français ne l’oubliera”, a-t-elle ajouté, la voix étranglée par l’émotion. “Ça a été trois ans de calvaire, trois ans de combat qui ont été très durs, et on est content d’arriver au bout, la justice a bien fait son travail, a compris notre douleur et a compris le massacre d’Alexia”, a enchéri son époux, Jean-Pierre. Au bout de ce long parcours, les “parents-courage” aspirent désormais à retrouver un semblant de quiétude, avec comme priorité, “passer du temps avec (leurs) petits-enfants.”


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