Incendie d’une usine chimique en France : 5 250 tonnes de produits toxiques partis en fumée (Vidéo)

Cinq jours après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen en France, les autorités ont déclaré, mardi, que plus de 5 250 tonnes de produits chimiques avaient brûlé. Il n’y a pas de « risque avéré » lié à l’amiante dans l’air, ont-elles également indiqué.

Une semaine après l’incendie survenu à l’usine Lubrizol de Rouen, son origine n’est toujours pas connue. Lundi, l’entreprise affirmait dans un communiqué que la source du feu serait extérieure à la société, s’appuyant sur de la vidéosurveillance et des témoins oculaires.

Si cette piste continue d’être étudiée par les enquêteurs, aucun témoin oculaire ne donne, pour l’instant, cette version et aucune vidéo ne permet de la confirmer, selon nos informations. Mais toutes n’ont pas encore été visionnées: il existe des centaines d’heures de vidéosurveillance au total, entre celles du site et celles aux abords de l’usine.

Toutes les pistes restent donc ouvertes. Aucun élément suspect, par exemple des menaces envers Lubrizol, n’a été mis au jour par les enquêteurs pour l’instant. Selon nos informations, ce n’est pas une défaillance dans le système anti-incendie qui serait en cause dans la propagation du feu. Toutes les alarmes semblent, en effet, avoir fonctionné correctement.

Une liste mise en ligne  : « La liste des produits présents dans l’entrepôt a été établie et sera mise en ligne sur le site de la préfecture dès cet après-midi », confirme le préfet, Pierre-André Durand, devant la presse. Elle sera accompagnée d’une « fiche de sécurité » pour chacun des produits y figurant. (Pour consulter la liste, cliquez ici.)

« Le Premier ministre a décidé la levée du secret et la mise à disposition des éléments », a ajouté le préfet.

La préfecture de Seine-Maritime a ainsi annoncé son site internet que 5 253 tonnes de produits chimiques avaient été détruits dans l’incendie de l’usine Lubrizol, dont plus de 60 % d’« additifs multi-usages ».

« Tous les produits ne sont pas dangereux. La dangerosité dépend de la quantité présente, du devenir des molécules après avoir brûlé et de la manière dont on est exposé (contact cutané, inhalation, ingestion) », est-il précisé sur un des documents publiés, accompagnant la liste des produits incendiés.

Concernant les odeurs autour de Rouen  : le préfet de Seine-Maritime a iniqué que « des pompages » allaient être réalisés dans les jours à venir. Celles-ci seraient liées à deux choses : la « nappe d’hydrocarbure, d’eau, de mousse qui résulte du sinistre », mais également les « fûts endommagés » lors de l’incendie de ce site classé Seveso « seuil haut ».

* « 160 fûts dans un état délicat » restent néanmoins à évacuer de l’usine a ajouté Pierre-André Durand. Ce dernier a, par ailleurs, précisé qu’« il restait de l’ordre de 1 000 fûts dont 160 en état délicat pour lesquels un protocole d’intervention est en cours de finalisation ».

Il permettra, selon lui, dans les prochains jours l’évacuation de ces fûts « qui participent aux émanations d’odeurs ».

Patrick Berg a précisé que ces 160 fûts « contiennent un produit qui comprend du soufre et dont l’échauffement peut produire du mercaptan et du H2S (sulfure d’hydrogène) qui est beaucoup plus toxique que le mercaptan ». « Mercaptan et H2S sont des composés préoccupants » mais « il n’en a pas été détecté », selon lui.

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