L’Affaire Aliou Sall et la BBC doit être traitée en mode fast track selon le droit de l’hommiste Sadikh Niass

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) plaident pour la prise en charge du scandale dit des 10 milliards de dollars révélé par BBC, incriminant Aliou Sall, le jeune frère du président de la République, Macky Sall.

En effet, interrogé par Sud Quotidien, Sadikh Niass, le secrétaire général de la RADDHO, estime « qu’il est temps que les corps de contrôle se saisissent de cette affaire ». D’autant que soutient le droit-de-l’hommiste : « Au-delà de la plainte annoncée par Aliou Sall contre BBC au Sénégal et à Londres, qui à notre avis, doit être traitée en mode fast track, il y a des accusations graves et récurrentes depuis 2014, de corruption et de concussion autour de ce dossier de ces contrats de recherche signés entre l’Etat du Sénégal et Franck Timis sur les blocs Saint-Louis offshore profond et Cayar offshore profond. »
Dans ce sillage, souligne Niass : « L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) qui est créé justement pour traiter doit jouer son rôle. Dès l’instant qu’il y a des allégations de corruption et de concussions fondées ou pas, les corps de contrôle comme l’OFNAC devraient entrer en jeu. »
Me Assane Dioma Ndiaye de la LSDH va plus loin. « Au-delà des dénonciations, il nous faut essayer de nous interroger sur la problématique et affronter l’avenir avec beaucoup de sérénité puisque le domaine pétrolier n’est pas aussi facile que ça. » Pour cela, recommande-t-il, « je préconise qu’on donne corps au rapport produit par l’IGE (Inspection générale d’Etat) en 2012 sur cette affaire, sur demande du Président de la République. Ce document a été fait par de hauts fonctionnaires qui ont fait une enquête exhaustive sur ces contrats et on ne peut pas suspecter l’IGE de partialité. »
Rappelant les termes dudit rapport, la robe noire précise que « l’IGE avait demandé que les permis accordés à Frank Timis soient renégociés parce que la convention du 17 janvier 2012 signée par l’ancien président n’est pas bonne puisqu’elle violait la procédure prévue par le Code pétrolier dans la mesure où la société Petro-Tim, attributaire des deux (2) blocs, n’existait pas au moment de la signature de la convention. Mais, elle a été créée aux Iles Caïmans donc, une société offshore sans indication de ses dirigeants, de son adresse et de ses capacités techniques et financières deux (2) jours après la signature de cette convention. »

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