L’épouse de Carlos Ghosn adresse une lettre de dénonciation auprès de l’ONG Human Rights Watch

Dans une lettre à l’ONG Human Rights Watch, Carole Ghosn déplore notamment le fait que son mari soit détenu dans une cellule éclairée nuit et jour.

Intimidation, éclairage permanent, manque d’accès au soin… Dans une lettre à l’ONG Human Rights Watch, Carole Ghosn, la femme de Carlos Ghosn, a dénoncé dimanche  les « rudes » conditions de détention du patron de Renault.

Dans ce courrier de neuf pages, la femme de l’ex-patron de Nissan et encore patron de Renault déplore le fait que son mari soit détenu dans une cellule éclairée nuit et jour. Et sans avoir accès à son traitement médical quotidien, précise-t-elle, alors que son mari est détenu depuis le 19 novembre.

« Extirper une confession »

« Pendant des heures chaque jour, les inspecteurs l’interrogent, l’intimident, le sermonnent et l’admonestent, dans l’intention de lui extirper une confession », écrit Carole Ghosn à propos de son époux,ciblé par des révélations en cascade.

Inculpé au Japon pour abus de confiance et minoration de déclarations de revenus aux autorités boursières sur huit années,l’homme d’affaires clame son innocence.

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Dans sa lettre, sa femme affirme en outre que les enquêteurs ont mis la pression sur son mari pour qu’il signe des documents en japonais, une langue qu’il ne maîtrise pas, et dont seule une traduction orale lui a été faite, sans la présence de son avocat.

Début de polémique

« J’exhorte Human Rights Watch à mettre son cas en lumière […], à pousser le gouvernement à réformer son système draconien de détention et d’interrogatoire », a demandé Carole Ghosn, alors que ces conditions de détention – pas plus dures que pour les autres détenus du même type, cependant – ont suscité des critiques.

Carlos Ghosn n’avait eu le droit de recevoir que ses conseils et des représentants des pays dont il détient un passeport (Brésil, France et Liban). Mais une décision de justice, la semaine dernière, l’a autorisé à recevoir dorénavant des visites de sa famille.

L’avocat principal de Carlos Ghosn, Motonari Otsuru, a nié la semaine dernière que son client ait été contraint de signer des documents écrits en japonais. « Monsieur Ghosn ne nous a pas dit une seule fois qu’il ait dû signer quoi que ce soit dans une langue qu’il ne comprend pas », avait-il dit à des journalistes.

Il avait aussi précisé que son client avait été transféré dans une cellule plus spacieuse, munie d’un lit à l’occidentale, et assuré qu’il ne s’était jamais plaint auprès de lui de ses conditions de détention.

 

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