Parrainage : Saisine de l’Union africaine et de la CEDEAO, l’opposition en phase avec Idrissa SECK

La conférence des leaders de l’opposition regroupés autour du Front démocratique et social pour la résistance nationale (Fdsrn) internationalise son combat contre le parrainage. Il compte porter le combat à l’Union africaine et à la Cedeao.

La conférence des leaders de l’opposition regroupés autour du Front démocratique et social pour la résistance nationale (Fdsrn) a fait face à la presse, hier, au siège de Bokk Gis Gis. La structure veut internationaliser le combat contre la loi sur le parrainage comme l’a suggéré Idrissa Seck. Selon le porte-parole du jour, Mamadou Lamine Dianté, le front va porter le combat devant la CEDEAO et l’Union africaine. Pour l’opposition, la lutte ne fait que commencer.

Lire aussi : Plainte contre l’Etat devant la CEDEAO – Decroix en phase avec Idrissa SECK

Selon le porte-parole du FDSRN qui faisait face à la presse mardi soir à Dakar, cette démarche est la première d’une série qui verra les opposants sénégalais, fortement mobilisés contre la loi sur le parrainage, saisir de plaintes la Cour suprême du Sénégal, l’Union africaine et la CEDEAO.

« La structure veut internationaliser le combat contre la loi sur le parrainage », a expliqué le porte-parole du jour du FDSRN, Mamadou Lamine Dianté, selon qui la lutte ne fait que commencer.

L’opposition compte organiser des journées hebdomadaires de résistance nationale, des actions d’information et de sensibilisation de masse, des marches, des tournées, des meetings et de grands rassemblements citoyens sur le terrain dans toutes les localités et à travers la diaspora, a indiqué M. Dianté.

S’adressant aux membres du Conseil constitutionnel, il a martelé que le Front n’accepterait pas qu’ils se substituent au législateur, « comme lors des législatives de 2017 » ou qu’ils se déclarent systématiquement incompétents devant les saisines de l’opposition.

Au lendemain du vote de la loi sur le parrainage, Idrissa Seck, un des poids de l’opposition, avait annoncé qu’il allait déposer une plainte auprès de la Cour de justice de la CEDEAO pour amener le président Macky Sall à suspendre la nouvelle loi qui oblige tout candidat à la présidentielle d’inclure dans son dossier les signatures d’au moins 0,8% de l’électorat.