Scandale en Afrique du Sud après que le prix Nobel de la paix Frederik de Klerk ait nié l’apartheid comme un crime contre l’humanité

Prix Nobel de la paix avec Mandela, l’ex-président a refusé de qualifier la politique raciste menée par l’Etat de crime contre l’humanité. Des propos qui ont provoqué un vif malaise à travers le pays et ravivé chez la population noire un sentiment d’injustice.

En Afrique du Sud, l’histoire se conjugue toujours au présent. Les blessures n’ont pas encore cicatrisé. Alors, quand Frederik Willem de Klerk, dernier président du régime d’apartheid, affirme que celui-ci n’était, à sa connaissance, pas un crime contre l’humanité, c’est une insulte jetée à la face des millions de Sud-Africains qui ont souffert des violences du régime. Et dont les conséquences se font toujours sentir.

Les excuses sont venues un peu tard

Dans une déclaration publiée par la Fondation De Klerk, l’ancien chef de l’Etat a exprimé ses regrets pour «la confusion, la colère et le mal» que ses propos ont pu causer. Comme une tentative sans conviction de calmer les débats qui continuent d’enflammer la presse et les réseaux sociaux.

Les membres du parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) très remontés ont quitté le 13 février le parlement dénonçant la présence de M. de Klerk lors du discours annuel à la nation du chef de l’Etat Cyril Ramaphosa.

“Nous avons un meurtrier dans cette chambre”, avait déclaré le leader de l’EFF, Julius Malema, avant de quitter le parlement en signe de protestation.

Le 14 février, de Klerk, avait publié un communiqué pour dénoncer les “attaques au vitriol” de l’EFF et pour défendre sa position sur l’apartheid.

L’idée que l’apartheid ait été un crime contre l’humanité était et reste un projet de propagande initié par les Soviétiques et leurs alliés de l’ANC Congrès national africain, et du parti communiste a déclaré l’ex-président sud africain.

Pour Fréderic de Klerk, il s’agit de stigmatiser les sud-africains blancs en les associant à de réels crimes contre l’humanité qui incluent généralement le massacre de millions de personnes.

L’ancien président dont les propos ont été vivement dénoncés a été contraint lundi de les retirer et de présenter ses excuses pour la confusion, la colère et les blessures qu’ils auraient causées.

Frederik de Klerk, co-récipiendaire du prix Nobel de la paix avec Nelson Mandela avait précipité la chute de l’apartheid en libérant en 1990 le héros de la lutte anti-apartheid .


FAIRE UN COMMENTAIRE

SVP faire un commentaire !
SVP entrer ici votre nom