Sénégal: Quand les routes deviennent de véritables mouroirs

Depuis quelques temps, on assiste à une véritable hécatombe sur les routes. On n’a pas fini de nous indigner sur les accidents survenus sur l’axe Sud et dans la commune de Mboss, il y a dix jours de celà, et qui ont fait près d’une vingtaine de morts et des dizaines de blessés, qu’on apprend aujourd’hui lundi 26 août 2019 deux autres accidents mortels avec leurs lots de morts et de blessés sont survenus pratiquement sur les mêmes axes.

Il semble qu’il  ne passe pas une seule semaine sans que l’on puisse entendre parler des cas d’accidents mortels sur tel ou tel axe. Pendant, ce temps l’État lasse faire les chauffards continuer d’allonger la liste des victimes sur les routes sénégalaises. Un univers où le respect du code de la route, est une exception et l’indiscipline ponctuée par une corruption notoire la règle. Donc, il est temps que le gouvernement fasse les états généraux du transport pour mettre un terme à cette hécatombe. Des états généraux où tout sera remis en question, allant de l’obtention du permis de conduire à la visite technique. Un secteur  où la  corruption fait légion. Pourtant, l’État avait l’occasion  d’éradiquer tous ces problèmes après le naufrage du bateau le joola, mais comme au Sénégal l’émotion est de courtes durées, on est retourné à la case départ après quelques semaines. Une situation qui montre à suffisance l’échec des pouvoirs publics dans le domaine de la prévention routière. Dans la mesure où, beaucoup de mesures ont été prises par le gouvernement mais leur suivi laisse à désirer. Conséquence, l’indiscipline, les blessés et les morts accompagnent la quotidiennete des usagers de la route. Mieux, lorsque le ministre du transport avait pris la décision  d’instaurer le permis à point, il suffit une levée de boucliers des transporteurs pour faire reculer le gouvernement. Et on a l’impression que ce dernier est plus soucieux des taxes engrangés quotidiennement sur les routes qu’une réelle volonté de réguler le secteur. Toutes ses mesures et initiatives allant des sanctions sur le non respect du port obligatoire de la ceinture de sécurité, de l’excès de vitesse à d’autres infractions, ne sont pas  suivies de résultats escomptés. Mieux, qu’en est-il du projet titanesque du chef de l’État de renouveler le park automobile du Sénégal, vu sa vétusté très avancée qui est à l’origine de la plupart des accidents. En fait, après un début prometteur, ce projet est tombé à l’eau, dans la mesure où le gouvernement n’a pas respecté ses engagements. Donc, il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités pour mettre fin à cette hécatombe.

Copyright: Ndiana
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