Un mal pour un bien ? En Chine le Coronavirus a permis de dissiper la pollution mondiale de 6% !

Le coronavirus pourrait avoir un fort impact sur le réchauffement climatique. La différence de pollution de l’air en Chine, entre début janvier et fin février, est spectaculairement évalué à 6% selon le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA) basé en Finlande.

Selon les scientifiques de la NASA, la réduction de la pollution par le NO2 a d’abord été apparente près de Wuhan, mais s’est finalement étendue à tout le pays. Des millions de personnes ont été mises en quarantaine dans le cadre de l’une des plus grandes actions de ce type de l’histoire de l’humanité.

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« C’est la première fois que je vois une chute aussi spectaculaire sur une zone aussi étendue pour un événement spécifique », a déclaré Fei Liu, chercheur sur la qualité de l’air au Goddard Space Flight Center de la NASA. Fei Liu se souvient avoir vu une baisse du NO2 dans plusieurs pays pendant la récession économique qui a commencé en 2008, mais cette baisse a été progressive.

Mais également suite au Nouvel An

La baisse du dioxyde d’azote en 2020 a également coïncidé avec les célébrations du Nouvel An lunaire en Chine et dans une grande partie de l’Asie. En général, les entreprises et les usines ferment à partir de la dernière semaine de janvier jusqu’au début février pour célébrer la fête. Les observations passées ont montré que la pollution de l’air diminue généralement pendant cette période, puis augmente une fois la célébration terminée.

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« Il y a toujours ce ralentissement général à cette période de l’année », a déclaré Barry Lefer, un scientifique spécialiste de la qualité de l’air à la NASA. « Nos données OMI à long terme nous permettent de voir si ces quantités sont anormales et pourquoi ». Lancé en 2004, l’OMI collecte depuis plus de 15 ans des données mondiales sur le NO2 et divers polluants atmosphériques.

En outre, Liu et ses collègues n’ont pas constaté de rebond du NO2 après les vacances. « Cette année, le taux de réduction est plus important que les années précédentes et il a duré plus longtemps », a-t-elle déclaré. « Je ne suis pas surprise car de nombreuses villes du pays ont pris des mesures pour minimiser la propagation du virus ».

Selon une étude du Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA) basé en Finlande, publiée le 19 février par Carbon Brief, le nouveau coronavirus pourrait avoir réduit les émissions de CO2 du pays d’au moins un quart entre le 3 et le 16 février. Une baisse équivalente à 6% des émissions mondiale sur cette période.

Ces graphiques montrent les mouvements de personnes et l’activité économique en Chine (ou leur absence) pendant l’épidémie de coronavirus sont tout simplement stupéfiants.

Le CREA précise que la consommation de charbon dans les centrales thermiques est tombée au plus bas depuis quatre ans et que la production des aciéries sur quatorze jours connaissait alors son plus bas niveau en cinq ans. 

L’épidémie du nouveau coronavirus s’approche des 2900 morts pour 80.000 cas en Chine. La province de Hubei, berceau de cette épidémie, représente encore 96% des cas.

En dehors de celle-ci, une certaine reprise est maintenant perceptible dans le pays, notamment avec la réapparition de quelques embouteillages à Pékin aux heures de pointe.


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